La Nouvelle vague

Le cinéma appelé "nouvelle vague" représente un ensemble de films réalisés à partir de la fin des années 50 qui ont en commun un certains nombre de paramètres. Les films nouvelle vague ont notamment été réalisé par des cinématographes soucieux de rompre avec les règles du cinéma d'antan et ce aussi bien au niveau des histoires racontées que de la narration elle-même et des techniques utilisées.

Avant tout, la nouvelle vague est le symbole d’une génération de cinéaste d’après-guerre dont le désir est de vivre et de filmer sans prendre en compte les conventions. La plupart des réalisateurs de la nouvelle vague sont issus des cahiers du cinéma, une revue consacrer à la critique cinématographique. Avant de se lancer dans la production de films, les principaux cinéastes de la nouvelle vague ont été des critiques dans un ou plusieurs numéros de cette revue. La collusion entre les auteurs et la revue ainsi que les principes de critiques instaurés au sein des cahiers du cinéma pousseront certains observateurs extérieurs à celle-ci à qualifier leur travail « de terrorisme critique ».

La nouvelle vague sera considérée avant tout comme le produit d’une société nouvelle ainsi que de la rencontre de nouveaux auteurs avec une vue commune sur le cinéma. La fin des années 50 et les années 60 sont le théâtre de nombreuses révolutions socioculturelles.

Principaux axes de lecture:

  • • La transformation du modèle familial (vie de couple, libéralisation des femmes, divorce…)
  • • Modernisation de l’habitat et émergence de la société de consommation
  • • Accès généralisé à l’information et à la culture
  • • Révolte étudiante
  • • Remise en question des valeurs contemporaines
  • Au niveau technique, les films nouvelle vague se reposent principalement sur l’apparition du Nagra, enregistreur portatif et autonome, et du format 16 mm. Cette caméra légère et donc facile à transporter a notamment permis de faire plus de tournages en extérieur (contrairement aux films jusqu’à présent tous tournés en studio). Le film « la nuit américaine » restera symbolique de la rupture technique entre le cinéma traditionnel et la nouvelle vague. Grâce à ces nouveaux outils, le réel a plus d'emprise et l’ensemble du film s’en trouve modifié.

    La narration essaie également d’être novatrice et prend des libertés quant à la continuité chronologique : blancs coupés au dialogue, interpellation du spectateur, ralenti, arrêts sur image… Tous les moyens sont mis en œuvre pour apporter de nouvelles sensations aux amateurs de cinéma et engendrer une rupture avec les films traditionnels.

    Les principaux réalisateurs des films de la nouvelle vague sont François Truffaut, Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer, Pierre Kast et Jean Doniol-Valcroze notamment. Ces derniers étaient tous issus des cahiers du cinéma. Un certains nombre d’autres réalisateurs se sont greffés au mouvement sans avoir précédemment fait partie des critiques de la revue : Agnés Varda, Jacques Demy, Roger Vadim ou encore Alain Resnais.

    Révolution dans le cinéma français, la nouvelle vague a continué et continue encore à influencer le cinéma français. De nombreux réalisateurs disent s’inspirer de ce mouvement y compris dans leurs tournages actuels. C’est le cas, par exemple, d’André Téchiné, Jacques Doillon, Bertrand Tavernier ou Claude Sauté. Sans oublier la quantité innombrable des cinéastes étrangers se revendiquant d'inspiration directement issue de cette révolution cinématographique.

    Les films les plus représentatifs de la nouvelle vague sont :

  • « A bout de souffle » de Jean Luc Godard mettant en scène une histoire d’amour complexe entre un Belmondo poursuivi par la police et une étudiante jouée par Jean Seberg
  • « Les 400 coups » de François Truffaut, film largement autobiographique sur l’enfance du réalisateur joué par Jean Pierre Léaud, acteur culte de la nouvelle vague
  • « Le signe du lion » d’Eric Rohmer
  • « Le beau Serge » de Claude Chabrol
  • Et bien d'autres…
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